Découverte: Venetian Snares

10 août 2009

La musique électronique ... C'est assez rigolo à admettre mais depuis que je me suis réellement intéressé à la musique, j'en était toujours instinctivement rebuté. Il me fallait du son réel, du son concret, du son qui sortait d'un instrument de musique. C'était une pensée extrêmement traditionaliste quand j'y repense à l'heure actuelle. Je n'aimais pas la musique électronique ambiante et le constat était encore plus sévère quand il s'agissait de samples de divers morceaux remplis de "Boum-Boum" clairement dispensables. Sauf que j'ignorais qu'il pouvait il y a voir de la subtilité dans la musique électronique et en l'occurrence dans ce qu'on appelle communément dans le langage populaire "du son de teuf" (mais qui m'irrite un tant soit peu).

Oui, car maintenant, mon opinion sur la musique électronique a clairement changé, en partie par la découverte de nombreux groupes ambiants des années 70s, Tangerine Dream en tête de file. Car pour moi, un son synthétique ne pouvait pas représenter pleinement l'idée que je me faisais de la musique. C'était trop superficiel pour que je puisse y croire. Mais en voyant ce que l'on pouvait faire avec des sons électroniques, je délaissai petit à petit ces préjugés hâtifs. De plus, depuis quelques temps, beaucoup de mes amis ou connaissances passaient des musiques sous l'étiquette assez explicite "son de teuf'" et malgré de l'irritation que la plupart de ces musiques me procuraient, je pu malgré moi en tirer des aspects positifs.





Et voilà qu'un jour, un pote à moi - également féru de sonorités psychiques des seventies et amateur de divers groupes électros modernes - me fît découvrir Venetian Snares. Alors Venetian Snares, ça a un peu l'air d'être un marginal dans le monde de l'électro, précurseur d'un mouvement nommé "Breakcore". Il manie les "beats" de façon volontairement anarchiques, où ils les signent avec des signatures rythmiques qui le sont tout autant, de sorte qu'il vous sera presque impossible de danser, de headbanguer ou de vous dandiner sur sa musique tant elle est imprévisible, rythmiquement parlant. Et c'est indéniablement ça qui m'a attiré chez Venetian Snares, c'est violent, très contrasté par des samples tantôt classique, tantôt contemporains ou tantôt reggae, et cela représente de manière très réussie le monde dans lequel nous vivons tant notre cerveau est trompé par ce flots d'informations et d'évènements que nous avons à analyser.

Et cette découverte pourra être bénéfique à l'avenir, car elle pourra m'amener directement à d'autres sous-genres de la musique électro, à certains genres comme celui que fait Venetian Snares et qui m'étaient inconnus jusque-là. La musique électronique est une appellation très vaste d'un genre de musique, et que l'on peut voir comme un monde parallèle, contraire au notre, où toutes les formes de vie qui se manifestent dans notre monde auraient leurs représentants synthétiques et électroniques. Là où notre monde connu est représenté par le son naturel et spontané des instruments acoustiques. Et c'est pour cette raison que cet univers ô combien vaste reste à découvrir ...


Fiche:

Artiste: Venetian Snares
Genre: Electro / BreakCore
Origine: Canada
Nombre d'albums: Beaucoup
Années d'activité: 1997 - maintenant


Le Désert des Tartares

7 août 2009

Le désert des Tartares est un roman écrit par Dino Buzzati en 1940.

Et ce roman, je l'ai enfin terminé. Pourquoi enfin? Car je l'avais commencé il y a longtemps - plus d'un an - mais ne m'étant pas suffisamment immergé dans l'œuvre, je le délaissa au bout d'une centaine de pages pour m'adonner à quelque chose de plus vivifiant.

Mais l'année d'après, je me suis mis à la relecture de ce livre (que j'ai du relire depuis le début, le synopsis de l'histoire m'avait depuis échappé) et je vais pouvoir vous raconter mon ressenti face à cette œuvre de la littérature d'un genre que je ne pourrai définir.





Synopsis: Le Lieutenant Drogo est affecté au Fort Bastiani, une vieille bâtisse siégeant au pied des montagnes délimitant deux royaumes par une frontière d'un désert vaste et mystérieux où depuis des années, les protagonistes attendent l'arrivée des ennemis, les tartares qui se font attendre et qui n'arrivent jamais. La vie au fort est très cadrée, monotone et dénué de tout ce que l'on peut espérer de beau dans la vie. Le lieutenant Drogo n'a qu'une idée en tête quand il arrive dans cette atmosphère taciturne: partir au plus vite.

Attention, les éléments suivants dévoileront l'intrigue.

Sauf que, contre son gré, ou contre sa motivation d'avoir à faire à cet hypothétique combat contre les Tartares, Drogo ne parvient pas à partir et à se détacher de ce train de vie déshumanisé et férocement cadré par les rigueurs militaires. Drogo prend un certain plaisir et un certain goût à cette monotonie où il trouve la jouissance de la vie à travers l'attente du combat ultime, son but, le combat de sa vie, le combat qui fait qu'il se force à rester ici en s'abstenant de tous les plaisir malins et futiles que lui offrirait une vie normale. Il se dit qu'il a le temps, qu'il a tout son temps, qu'il est encore jeune et fringuant, qu'il a encore de belles années devant lui. Mais après de longues années au Fort, au retour à la ville, il se rend compte qu'il n'est plus le même, qu'il n'a plus rien à voir face à ceux avec qui il passait du bon temps dans sa courte jeunesse, il ne trouve plus l'essence qui faisait sa fougue d'antan, le rythme rébarbatif du fort l'a rendu mécanisé, telle une enveloppe charnelle dénuée de subtilité, une entité mouvante, tout simplement un corps sans âme.

Ne trouvant un but qu'à travers la vie du Fort (où il ne cesse de monter en grade, sans pour autant avoir une grande considération de la part de ses subalternes), Drogo continue son état de non-vie où il attends avec une patience surhumaine pour seul compagnon le but qu'il s'est mentalement fixé. Et ce but, il est tout près d'arriver. Drogo a près de 54 ans (dont 30 passés décalés de la civilisation), mais à l'approche des Tartares, Drogo tombe malade et doit contre son gré, renoncer à la bataille, la bataille de sa vie, sa bataille; où tous les sacrifices qu'il s'est donné de respecter pendant ces 30 années n'auront servi qu'à anéantir purement son existence, tellement son échec est immense. Tout une vie à attendre un but qui, quand il pointe le bout de son nez, n'étant plus d'attaque à l'affronter, et la seule que vous devez affronter est le naufrage indescriptible de votre vie passée.

Cette œuvre m'a marqué. Car elle rejoint implicitement l'idée qu'il ne faut pas trop s'attarder sur des principes que l'on s'est maladroitement inculqués, et qui se présentent comme un obstacle évident de ce que l'on doit normalement vivre d'heureux dans une vie; à savoir le partage avec l'autre, le partage avec les autres. Que ces principes - même s'ils paraissent louables et légitimes pour la personne qui les appliquent - ne doivent pas empiéter sur ce qu'elle aurait aimer de simple et futile si ce projet n'aurait pas été un guide aveugle pour elle. Guidé par la gloire, une gloire n'étant pas certaine de se montrer, mais une gloire envisageable, et sacrifier son existence pour elle. C'est une sorte de fantasme d'auto-satisfaction à travers ce qui pourrait potentiellement arriver et de porter peu d'importance aux plaisirs de l'existence en les repoussant toujours ultérieurement sous ce prétexte douteux qui voudrait qu'on ai le temps ...

Le temps. C'est le thème le plus (et le mieux) employé dans le "Désert des Tartares". Ce livre démontre de manière forte et extrême sa fuite et du temps inutile qu'on lui consacre. A travers l'existence de Drogo, le fait d'être immergé dans un climat froid, mécanisé, et déshumanisé l'a induit en erreur sur la notion du temps. Ces repères temporels étaient bien trop maigres pour qu'il s'en rende compte et que cela l'atteigne.

Et ce qui est terriblement passionnant à travers cet écrit, c'est que l'auditeur qui suivra avec beaucoup d'attention le fil conducteur de l'histoire n'aura aucun mal à imaginer divers dénouements dépassant la raison, tant le fameux "désert des tartares" est présenté de façon mystique et fantomatique, lande inhabitée d'un dessein imperceptible, laissant le lecteur construire son imagination vorace. On salive et on palpite à l'idée qu'il nous reste qu'une bonne vingtaine de pages, car on ne sait à quoi s'attendre, tant le monologue de Drogo à travers la monotonie de sa vie militaire fût pesante et décrite de tous les recoins. On sait qu'il va se passer quelque chose de terrible, mais on ne saurait dire quoi. Même si sur les dernières pages, on sera vite fixés.

D'ailleurs, la fin est intéressante, car beaucoup d'entre nous auraient pu penser que le lieutenant Drogo allai mettre fin à ses jours, mais au lieu de ça, il a réagi comme il n'a cessé de réagir pendant les 30 années où il siégeait au fort; l'attente et la satisfaction béate de cette attente. Il attends et trouve son carburant vital à travers ses pensées et ses rêves, comme si ses rêves étaient vie et que sa vie n'était que rêves dont il fallait porter peu d'intérêt. C'est beau, presque émouvant, terriblement triste et austère. Mais le message qui en ressort vous frappe au visage d'une telle intensité que vous ne pouvez rester de marbre. Malgré les tournures de certaines phrases un peu irritantes (qui a fait que je n'ai pas accrocher tout de suite) et la lenteur excessive et progressive de renouveau, ce roman, pour son impact existentiel fort est d'une réussite évidente.

Tangerine Dream - Phaedra

25 juillet 2009

Artiste: Tangerine Dream
Album: Phaedra
Année de sortie: 1974
Durée: 37:34





Tracklist:

1. Phaedra (16:43)
2. Mysterious Semblance At The Strand Of Nightmares (10:35)
3. Movements Of A Visionnary (7:55)
4. Sequent 'C' (2:17)


Line-Up:

Edgar Froese: Mellotron, Guitare Basse, Synthétiseur VCS3 & Orgue
Chris Franke: Synthétiseur Moog, Claviers & Synthétiseur VCS3
Peter Baumann: Orgue, Piano Electrique, Synthétiseur VCS3 & Flûte


Chronique:

Avec Phaedra, nous sommes à l'aube de la réponse universelle du symbolisme global de toutes nos questions existentielles, comme si nous attendions avec une patience inhumaine la sentence verbale des choses dont nous avons passé une majeure partie de notre vie à supposer, et qui ont suscité en nous une peur inexpliquée, formulée par un gourou fluide et javellisé cerclé de machines du savoir et de la raison, le tout d'un ton trop solennel pour qu'on puisse y croire, laissant les récolteurs d'authenticité hiératiques.

Quand on écoute Phaedra, nous sommes dans le monde de l'après-savoir, le savoir ultime et la connaissance sacrée, le monde ultérieur et élitiste. Car ce savoir relègue à un rang inévitablement grotesque les choses qui ont suscité une indéfinissable curiosité jusqu'à cette inconcevable révélation. Nous nous laissons bercer et savourons le fruit passé de notre existence. Les machines tournoient et s'octroient la couleur de la vie, se convoquent, délibèrent le tout dans une harmonie intrinsèque incroyablement froide mais sereine. Elles nous charcutent avec douceur et volupté, et ont été le but de notre voyage ... Et si nous avons réponse à tous nos doutes et maux qui ont alternés de façon désagréable notre existence, que nous reste-t-il si ce n'est profiter de ce plaisir malin et inintelligible?

Car malgré cette hypnose envoûtante se cache un sadisme profond et malsain, celui d'avoir l'intime conviction que nous serons seuls et graves pour l'éternité. Une solitude qui se caresse dans le sens du poil, une quiétude d'un presque silence cauchemardesque. Le soupir d'une désolation d'un charme non destructeur mais juste effroyablement austère. Cette sensation d'auto-mutilation de l'esprit pour en découvrir des tréfonds où même Dieu lui-même n'auraient pu soupçonner son existence, mais d'où l'on sort non sans dommages des trésors qui pourront nous illuminer avec un enthousiasme atroce pour le reste de l'éternité. C'est l'album qu'aurait du emporter Mr Benis dans sa poche lorsque ce dernier cassa malencontreusement ses lunettes dans le tristement célèbre épisode phare de la "4ème Dimension" ...

Note: 17,5/20

Yes - Drama

22 juillet 2009

Artiste: Yes
Album: Drama
Année de sortie: 1980
Durée: 36:55 (+79:16)*





Tracklist:

1. Machine Messiah (10:27)
2. White Car (1:21)
3. Does It Really Happen? (6:35)
4. Into The Lens (8:33)
5. Run Through The Light (4:43)
6. Tempus Fugit (5:15)


Line-Up:

Trevor Horn: Chant & Guitare Basse sur "Run Through The Light"
Chris Squire: Guitare Basse, Chant & Piano sur "Run Through The Light"
Steve Howe: Guitares & Chant
Geoff Downes: Claviers & Vocoder
Alan White: Batterie, Percussions & Chant

*version remasterisée avec titres bonus


Chronique:

Après l'indiscutable échec de Tormato, Yes a trouvé bon de changer sa formule. Exit donc, Rick Wakeman et Jon Anderson, déstabilisés par la tournure musicale aseptisée involontairement adoptée par le groupe, comme s'ils sentaient qu'il fallait à tout prix mettre un terme avant qu'ils foncent inévitablement dans le mur. (Ceci dis, cet argument était clairement justifiable quand on voit ce qu'à donné les premières sessions de Drama, quand ces deux derniers étaient encore dans le groupe), Chris Squire, Steve Howe et Alan White se retrouvèrent à poil de leur gourou cabalistique et de leur déambulateur de paluches costumé (mais contrairement à Anderson, Yes n'avait eu aucune difficulté à remplacer Wakeman. Sans Patrick Moraz, la touche jazzy et chaleureuse de Relayer n'aurait jamais pu jaillir), clairement démoralisés par cet évènement inattendu, ils décidèrent malgré tout de ne pas dissoudre le groupe, même s'ils savaient qu'au fond, l'échéance arriverait tôt ou tard devant les mouvements musicaux en extrême mutation à l'aube de cette décennie des années 1980 qui s'est vu manifester une régression évidente de la musique Rock.

Les trois membres restants décidèrent de frapper un grand coup (et dans le même temps, prendre un sacré risque) : recruter les deux membres des Buggles, Trevor Horn et Geoff Downes! Deux inconditionnels de la pop léchée et limite parodique ayant un lien très pauvre (voire inexistant) avec la musique de Yes jusqu'à maintenant. Du pain-béni pour les détracteurs de la formation qui se réjouissaient de pouvoir les descendre avec un certain sadisme éloquent avant même que ce nouveau line-up ait pu travailler son nouveau disque. Mais entre nous, ceci était clairement légitime vu la sale publicité que Yes se mangeait depuis Going For The One. Et cette alliance imprévisible pouvait laisser sceptique.

Tout était réuni pour un échec d'une dimension astrale où toutes les revues musicales de l'époque pourraient s'adonner à cœur joie à une lapidation collective. Sauf qu'il n'en est rien, Drama est un coup de bluff hallucinant, cet album - vu son contexte - est inexplicablement excellent, ce qui ne l'a tout de même pas empêché d'être copieusement descendu, mais là n'est pas le problème, il l'aurait été quoiqu'il arrive. Mais la question à tendance quasi philosophique que se pose n'importe quel fan de Yes ayant un faible pour cet album est, "Pourquoi cet album est bon?" Tout comme Tormato, il y a plusieurs théories: la réponse la plus élémentaire serait d'affirmer que ce n'est pas un album de Yes, mais un album de Yes ET des Buggles, ce que je réfute. Drama est un authentique album de Yes, mais un Yes s'étant étrangement adapté à son époque musicale indécise. Trevor Horn et Geoff Downes ont apporté un coup de fraîcheur inattendu et un coup de boost phénoménal au groupe, signant d'une caractéristique clairement pop mais tout en prenant soin de ne pas dénaturaliser la musique épurée de nos britanniques à costumes, ce qui fait un album, paradoxalement, extrêmement progressif.

Si Drama est bon, c'est qu'ils ont maniés ces deux mouvements sans tomber dans le cliché, et il est évident que quand on passe de Tormato à celui-là, Wakeman et Anderson apparaissaient clairement comme les principaux instigateurs de la régression du son de Yes. Car ici, Geoff Downes exploite bien mieux les nouvelles technologies électroniques contrairement à Wakeman et son ignoble Birotron. Downes est également beaucoup plus sobre! Terminées, les grandiloquences pompeuses! Trevor Horn, quant à lui, apporte peu par rapport à son prédécesseur, sa voix est certes banale, mais laisse entrevoir toute sa profondeur quand il est soutenu par les lignes vocales de Chris Squire. On pourra lui reprocher quelques limites dans les aigus, là où Anderson était quant à lui clairement à ses aises.

L'album est également bien mieux produit que Tormato (le retour de Eddie Offord aux commandes n'y est pas pour rien), et ce qui fait qu'on le place comme un ovni musical est le fait qu'il ai une approche très Prog tout en ayant un son très kitsch, mais pour une fois, qui ne sera pas connoté péjorativement, ce qui dans un sens me paraît absurde. Cet album était la représentation même que le Prog pouvait avoir sa place dans les années futures, mais ça, personne n'y croyait, ou personne ne voulait le croire. Chaque morceau est inévitablement beaucoup plus Rock que les précédents albums. Chaque morceau est un potentiel petit concentré de dynamite, indépendants les uns des autres, créant des tubes en puissance sans en être vraiment. Machine Messiah propose une rythmique violente digne d'un groupe de Heavy-Metal découpés en plusieurs parties où les notes valsent astucieusement sur un nid à sensations, l'étrange interlude symphonique qu'est White Car laisse place au pulsif Does It Really Happen? à la ligne de basse démentielle et aux orchestrations utopistes laissant entrevoir les fantaisies musicales de l'univers d'un Crash Bandicoot, talonné par un Into The Lens jouissivement déstructuré au refrain imprévisible et dévastateur, comme se trouvant dans une barque, perdu au milieu d'un lac. Ce morceau est la représentation même de ce nouveau Yes, toujours fugace, toujours subtil, mais de plus en plus indicible et surtout d'une beauté hallucinante. Comme si ils avaient mis tout ce qui leur restaient de leur inspiration, celle qui vient des tripes, et qu'elle s'écoule jusqu'à la lie, quitte à se faire gerber*, contrairement au pâlichon Run Through The Light qui n'aura pour intérêt que de remarquer l'aisance notable qu'à Trevor Horn avec une 4 Cordes. Tempus Fugit clos cette nouvelle démarche créatrice (mais trop courte!) avec un puissant Rock fruité d'une virtuosité furtive mais un poil répétitive, comme s'ils avaient trop exploités le riff initial.

*(remarque: la première version de ce morceau s'intitulait 'I Am A Camera' est était initialement sortie par Downes et Horn quand ils étaient encore chez les Buggles)

Conclusion: Drama est en quelque sorte là pour retarder l'échéance fatidique et inévitable, réservée à tous les groupes de Prog en ce tout début de décennie. C'est d'ailleurs assez étonnant que Yes ai tenu tête aussi longtemps dans ce domaine; c'est un hommage et un épilogue honorable qu'il est bon de se le rappeler, et aucun autre album similaire à celui-là ne sera produit tant le contexte de sa réalisation était spécial. Trevor Horn ne se sentant pas à l'aise dans ce rôle si délicat et en conflit avec son ancien compère Downes, quittera le navire. Ce dernier quant à lui, ira former "Asia" avec Steve Howe, John Wetton & Carl Palmer. Le groupe sera officiellement dissous en 1981.

Note: 16,5/20