La loi 'Hadopi'

12 mai 2009

Suite à l'article du Figaro mentionnant le projet de loi 'Hadopi', visant à sanctionner les internautes ayant télécharger illégalement des œuvres d'artistes. Je me permet de réagir (qui, à l'origine, était un débat sur le forum 'RML')

*article du figaro sur le sujet*

Je suis atterré. Cette loi ne va pas faire qu'il y aura plus de ventes d'albums, ce sont sur pression des maisons de disques que ce genre de lois passent, et je ne trouve pas ça normal, ce serait au groupe de décider, mais par rapport au contrat qui les lies, ils ne peuvent pas l'ouvrir et concernant certains, ils y seraient plutôt favorables (comme le montre l'attitude déplorable de commercial de Mike Portnoy sur Roadrunner concernant les différents packagings de leur nouvel album) ... Et le téléchargement illégal, cela permet un meilleur accès à la culture, à la musique, cela permet aux gens d'être un peu plus cultivés, éduqués, un peu moins ignares ... Avec cette loi, on te barre l'accès à ce qui fait que tu peux t'épanouir ... Et téléchargement ou pas, les maisons de disque ne vont pas non plus mettre la clé sous la porte! Ce qu'il faudrait, ce serait plutôt de sensibiliser les gens à ne pas trop télécharger, d'avoir un certain respect pour l'artiste ... Mais ce genre de réformes ne tiennent évidemment pas debout ... C'est comme si vous laissiez toutes les portes d'entrée des foyers de France ouvertes et sensibiliser les gens "à ne pas les cambrioler", ça a peu de sens."

Et pourtant, c'est celle que j'applique. Certes, je télécharge relativement beaucoup, mais je ne téléchargerai que un ou deux albums d'un artiste pour le découvrir, très rarement la discographie complète. Et si ce, ou ces albums me plaisent, il es fort probable que j'achète un CD réel de ce groupe. Oui, car j'ai beau télécharger illégallement, j'achète également des CDs quand mes finances me le permette ... Tout simplement, car pour moi, un album "physique" aura beaucoup plus de valeur qu'un vulgaire mp3 (le boîtier, le livret, les photos, les paroles, l'artwork sur le CD font parties des choses que j'analyse avec beaucoup d'attention) et surtout au niveau sonore! Il y a beaucoup plus de subtilités avec la qualité de son d'un CD!

Mais la chose que je trouve la plus scandaleuse et la plus intolérable est l'interdiction de l'accès à Internet! l'État ne sont pas nos parents! Comment peuvent-ils se permettre de t'interdire l'accès à l'information! On est où, en Chine là? On t'enlève une grande part de liberté, c'est en quelque sorte, par comparaison, comme si on t'envoyait faire un petit séjour virtuel en taule!

Et si tu cherches du travail? Si tu as des reçus de messages importants dans ta boîte mail? Si tu règles toutes tes transactions bancaires ou celles de impôts, comment fais-tu si tu n'a plus accès à internet, surtout si tu vis en campagne ou dans des zones rurales perdues?

Et autre chose, qui, pourrait être encore plus scandaleuse du fait de ne pu avoir accès au net est le fait d'être toujours obligé de payer sa connexion! Non seulement du payes une amende mais en plus, on te refuse cet accès précieux - voire dans certains cas - vital! A titre de comparaison, c'est un peu comme si tu payais une amende à des agents de la RATP du à une absence de ticket et que tu ne puisse pas rentrer chez toi, obligé de terminer le trajet à pied!

Les Visiteurs

5 mai 2009

Les Visiteurs est un roman écrit par Clifford Simak sorti en 1980 (ça fait très Wikipedia cette entame)

Et ce roman, je l'ai lu. Ce roman, je l'ai fini hier. Mais ce n'était pas la première fois que j'abordais cet auteur que j'apprécie tout particulièrement pour son humanité, son amour prononcé pour la nature et les choses simples ... Je découvris cet auteur à l'univers incalculable dans - ce qui pourrait se rapprocher comme la plus connue de ses œuvres - "Demain, les chiens" (Sobrement intituléé City dans l'édition originelle anglophone) et je fus fortement bouleversé par l'immensité, la richesse et l'inventivité de l'univers tel qu'il le concevait.

"La croisade de l'idiot" et "Tous les pièges de la Terre" sont les romans qui ont suivi mon ordre chronologique de lecture; j'éprouvais de plus en plus de plaisir à décortiquer les subtilités dont il devait les placer astucieusement et avec beaucoup de plaisir. Mais la particularité de ces romans est qu'ils n'en sont pas vraiment en fin de compte. Le premier relate une histoire de civilisation canine suivant la civilation humaine parti chercher un havre de paix sur une planète étrange dans une forme de "contes" où la conclusion du conte que vous lisez se trouve au début du conte suivant. Les 2 autres relatent de simples nouvelles n'ayant pas le lien réel entre elles. Et c'est là la différence, car pour la première fois, je m'attaquais à un roman au sens terriblement traditionnel du terme. (EDIT: Erreur de ma part. J'ai également lu "Au Carrefour des Etoiles", qui lui, est une histoire complète, que j'ai beaucoup appréciée d'ailleurs)





Synopsis: Jerry Conklin, noble pêcheur de truite de Lone Pine aperçoit dans le ciel une énorme caisse noire qui le "capture". Il se trouve que ces "puissances extraterrestres" abattent des arbres pour en extraire la cellulose et procréer.

Le rythme de cette oeuvre, comme je le disais, est différent des autres oeuvres que j'ai lu de cet auteur. On ne switche pas de chapitre en chapitre mais de lieu en lieu. Le nombre de personnages sont extrêmement nombreux de sorte que l'on se perd très rapidement et que leurs descriptions sont assez maigres. Ce qui fait que l'on a du mal à identifier clairement les personnages. (Membres du gouvernement, habitants de la ville de Lone Pine, membres de la rédaction du journal, personnages secondaires, personnages passagés ... Cela condense un nombre très élevé de protagonnistes)

Le gouvernement a une place très importante dans ce récit, c'est d'ailleurs les parties qui sont les plus monotones à mon goût. Ce qui m'a particulièrement irrité est ce patriotisme ringard et "clichéesque" dont Simak nous fait le portrait. Mais à vrai dire, je ne pourrais dire s'il a fait de manière spontanée ou non. Si l'image qu'il faisait de son gouvernement n'était pas celle de Mars Attacks ou de Independance Day. Dans tous les cas, cela m'a irrité. Car ces visiteurs ne pouvaient bien sûr que atterir sur sol américain. Les américains se sentant encore une fois indirectement "supérieur" au reste du monde. C'est cette vision là qui m'a parlé et c'est celle qui m'a interloqué. Malgré ceci, il n'y a pas de mépris pour les autres pays, notamment l'europe occidentale, ce n'est pas d'ailleurs la philosophie de l'auteur, Clifford Simak n'est pas un ignare. Mais le fait qu'ils attérissent sur le sol américain renvoie à une de leur vieille idéologie patriotique qui laisserait penser que si des extraterrestres venaient, ils attériraient chez eux.

Mais malgré tous ces côtés négatifs, le style d'écriture de l'auteur est toujours présent. Sa fantaisie aussi. Le côté chaleureux et le côté apaisant et adoucissant de la nature est toujours là, le monde - malgré la crise morale qui envahie toute la surface de la nation américaine - parait toujours stable et en parfaite harmonie, comme s'isl se moquaient de tout ce remou dont ils n'ont pas à se soucier.

Mais quelques heures après avoir terminé ce bouquin, je reste inévitablement sur ma faim. Car il n'y a pas de fin! (le jeu de mot n'était initiallement pas voulu) Au fur et à mesure que l'on avance dans le récit en voyant le nombre de pages diminuer dangereusement, la logique aurait voulu qu'on ai affaire à une centaine de pages supplémentaires pour clore de manière honorable l'intrigue qui ne cessait de prendre de l'ampleur au fil de l'histoire ou alors d'avoir affaire à un véritable coup de massue révélationnel nous clouant sur place, bouche-bée, pour le restant de la soirée.


*Attention, dans la suite de cet article sera mentionnée plus ou moins directement la fin de l'histoire*

Et ce fût le cas. Mais pas de la façon dont je m'attendais. La fin du livre se clôt d'une façon incroyablement ordinaire et banale que l'on n'aurait pas pu imaginer ne serait-ce qu'un instant. Pourquoi les visiteurs construisent des voitures? Pourquoi construisent-ils des maisons? Est-ce vrai qu'ils fabriquent également des gens? Comment dialoguent-ils? Et surtout, qui sont ces véritables visiteurs, ces caisses noires gargentuèsques de nature apparemment végétale, se nourissant de cellulose pour procréer?

Vous ne le saurez jamais.

Je pense que l'auteur sur ce cas là, à crée un jeu. De peur de trouver une fin crédible, notre ami Simak a opté pour la facilité. Mais d'un côté, je ne sais pas s'il faut crier au génie ou au scandale. Car la manière dont cela se fini est autant frustrante que l'épilogue prématurée d'un bon album de Gentle Giant. Cette fin cocasse et inattendue était-elle voulue dès le début par l'auteur? Ou a-t-il décidé de ne pas se casser le crâne? Je reste perplexe. Cela n'empêche que moi, je ne me suis pas gêné. Je me suis imaginé la fin telle que je l'aurais aperçue. Car "pourquoi Garrison gribouilla-t-il le dernier paragraphe de Norton mentionnant le fait qu'il avait vu des gens dans les maisons construites par les visiteurs? Pourquoi ne voulait-il pas que le public sache ça? Garrison serait-il un visiteur, un espion envoyé sous forme humaine pour étudier les êtres humains? Serait-il seul? Mais dans ce cas là, pourquoi ne voudrait-il pas le transmettre au reste de la population alors que ses collègues extraterrestres ne se gênent pas pour le faire, apparemment dans le but d'aider les humains, comme la fabrication inexpliquée de voitures? Donc indirectement, Garrison serait en désaccord avec les gens de son espèce qui sont venues sur Terre."

Comme vous pouvez le constater. Beaucoup de questions. Et ce petit jeu pourrait prendre des proportions astronomiques si l'on continuait de la sorte. Le problème, c'est que nous avons trop peu d'éléments pour prétendre à cela. Les indices sont trop maigres pour constituer une fin cohérente. Et en me basant sur ça tout en supposant que l'inachevé de l'œuvre était volontaire de l'œuvre, je considère ce roman - et à contre-cœur - comme un échec. Car outre ceci, j'ai pris beaucoup moins de plaisir à le lire.

Musicalement

12 mars 2009

Aujourd'hui, j'aimerais développer avec vous le terme "musique" et ce que cela inspire pour chacun de nous.

Pour moi, la musique, c'est une façon de retranscrire des choses. Pour moi, ce n'est pas un art, mais un concept complexe aux possibilités infinies auxquelles pas de frontières sont possibles. C'est retranscrire sa vision sur le monde et de son état d'esprit. Un être torturé intérieurement, stressé et triste pourra le faire avec brio. Car plus le sujet est introverti et complexe, plus sa musique le sera et plus elle suscitera un certain étonnement voire de l'admiration. De cette approche est la musique expérimentale. Car la musique expérimentale, qu'est-ce? Une fenêtre sur l'esprit de celui qui l'a crée. Et de pouvoir voir cette fenêtre, c'est trouver une infime partie de cette personne que peut-être même elle ne se serait pas rendu compte qu'elle venait de le dévoiler, cette chose que l'on tente de comprendre, de comprendre les autres, ce qui n'est pas soi, au plus profond de leur être. De cette approche de la musique, nous pouvons en percevoir une partie. Ce que nous cherchons à faire au quotidien, c'est ce qui est retranscris à travers l'expérimentation (je dis ça d'autant plus que j'écoute actuellement le titre "Peking O" de Can. Pour les connaisseurs de groupe, vous comprendrez).

Quand je joue de la musique, j'essaye avant tout de manier l'instrument dans toutes ses formes, de le manier physiquement ... Une basse, vous savez, peut faire d'excellentes percussions ... Pourquoi devrions-nous être enfermés à utiliser tel instrument comme il a été destiné et conçu? Pourquoi une flûte devrait-elle systématiquement se jouer avec la bouche? Car son créateur l'a conçue ainsi? Cette règle n'a pas lieu d'exister je dirais ... Cela consiste une part de l'expérimentation, celle que j'entends ... Être en désaccord avec les idées préconcues sur certaines choses ...

La musique est comme une sorte d'univers parallèle ... Chaque chose peut trouver son équivalent musical ... Ne serait-ce qu'une porte, qu'une simple porte ... Par ses contours, son utilité, la façon dont elle a été crée, l'esthétique de cette dernière, la vision que l'on a de celle-ci, ce qu'elle pourrait éventuellement sous-entendre ... D'une simple porte, une oeuvre gigantesque peut-être crée, grandiose, fabuleuse ... Et pourtant ce n'est qu'une porte ... Mais cela s'accorde avec tout ... Radicalement tout ...

Mais n'est-ce pas justement notre but primitif de devoir analyser ce qui nous entoure? Ne voilà pas par là la richesse de l'être humain dans toute sa complexité? Je suis, donc j'analyse ... La musique est une métaphore sur les questions de la vie, une sorte d'alibi aux souffrances de l'absence de réponses concrètes.

Je pense que l'origine de la musique vient des pulsations cardiaques. Cela ne m'étonnerait pas que les premières musiques furent percussives pour justement reproduire le mouvement pulsif du coeur. C'est du à ce mouvement plus ou moins régulier que les hommes ont du avoir l'idée de développer ce "rythme naturel".

Et la musique se caractérise par une ambiance, une sentiment, un lieu ... Une sensation! La musique, est un terme aussi complexe que le sens de la vie ... C'est peut-être pour cette raison qu'ils sont intimement liés ... C'est comparable à une pensée, à un souvenir, quelque chose que l'on se remémore de tant à autres les soirs d'évasion avec le sourire aux lèvres ...

Mais la musique doit-elle être quelque chose de construit machinalement ou quelque chose de pondu sur place? Le taux d'émotions est-il le même? Sommes-nous condamnés à croire que pour faire une musique poignante, elle doit forcement avoir la complexité de la réflexion et du travail? De l'acharnement cérébral? Ne serait-ce pas un peu casser le mythe? Car certaines oeuvres de beaucoup de groupes ont été le fruit d'un travail titanesque où peu, voire aucun élements n'a été capté sur du Jam Session ou de l'improvisation. Et pourtant, elles vous prennent aux trippes comme si elles venaient d'être pondue de l'alchimie entre tous les musiciens. Une approche musicale que l'on pourrait catégorisé de "mathématiques", mais d'un certain côté, n'est-ce pas la méthode qu'utilisaient les plus grands compositeurs de musique classique?

Et c'est pour cette raison que je crois qu'il existe 2 types de musiques: La musique réfléchie et la musique venant du moment - pas spécialement l'improvisation, qui n'est pour moi qu'une sous-catégorie de cette dernière - mais un ensemble psychique entre musiciens ... La musique pourrait-elle s'identifier à une sorte de language télépathique?

Et, voyez-vous, je suis quelqu'un d'assez stressé et de torturé psychologiquement ... Cela me bouffe ma vie ... Mais paradoxalement (et modestement), c'est peut-être ça qui me fait avoir de sulfureuses idées musicales ... Que dois-je en conclure, que le stress est synonyme de qualité musicale malgré la souffrance que cela endure au quotidien? Si je tente de retirer ce stress, ne serais-je plus qu'un simple amas de chair et d'os dénué de complexité? Un artiste doit-il forcément être une personne malheureuse qui, au fond, ne profite pas pleinement de la vie de la façon dont nous avons été inculqués? Ou alors touve-t-il son bonheur à travers la réussite de sa retransciption musicale de ses pensées? Sûrement ... Sinon quel but aurait-il à s'acharner ainsi, et à se torture psychologiquement?

La musique est également un anti-stress. Le stress est ce qui fait que l'homme ne peut se développer, car quand l'on est stressé, cela englobe la volonté dans toutes ses formes et/ou malgré la volonté, les choses se font de manière très brouillone, d'une forme que l'auteur n'a pas voulu crée initiallement dans son esprit.

C'est un sujet extrêmement passionnant. Mais je ne pourrai argumenter plus longtemps, de peur que mon article soit trop long et dans le doute de caler quelque contradictions non désirées. J'en reparlerai à l'avenir très prochainement ...

"Nouvel Album" de Mechanical Poet

8 mars 2009

Salut les p'tits lous!

Aujourd'hui, j'aimerai revenir sur quelque chose d'un peu plus musical, chose que j'avais tendance à mettre de côté depuis quelques semaines, laissant place à quelque idées saugrenues n'ayant pas porté un franc succès il est vrai. Et voyez-vous, aujourd'hui, je ne suis pas inspiré, mon esprit est vide, mes pensées éparses et maigres, peu d'ingrédients, donc, sont réunis pour approfondir quelque chose m'ayant interpellé durant ces 2 dernières semaines.

Vous vous souvenez peut-être de l'article sur "Mechanical Poet", groupe russe catalogué de "Metal-Progressif" ayant un certain penchant pour les univers burlesques et mélancoliques à la Tim Burton ... Oui, voilà, c'est eux ... Et bien il se trouve qu'ils ont sorti un nouvel album à la fin de l'année 2008 qui m'avait subreptiscement échappé à mes recherches chroniques d'avides nouvelles musicales, qu'elles soient pertinentes ou non.

Et pertinente, celle là l'a été. Car après le monstre conceptuel symphonique "Woodland Prattlers", le groupe s'était lentement effondré (selon mon point de vue, car le groupe n'a cessé de se faire connaître depuis son retour de veste de genre) dans une sorte de Pop-Progressive catchy présentant peu d'intérêt à mon goût. Car ce nouvel album peut être une sorte de tournant après un énième changement de formation. Allaient-ils continuer dans une musique fade et insipide ou au contraire reprendre les ingrédients qui ont fait la magie et l'idendité même de "Woodland Prattlers"? Actuellement, je ne pourrai pas le dire car je n'ai pas écouté l'album. Je vous laisse seulement les infos pratiques que j'ai trouvé sur leur site. Même si l'important nombre de morceaux suggèrerait de courtes pistes, énonciateur d'une musique simple et accrocheuse, format utilisé durant leur déscente et décadence artistique de ces 3 dernières années. Ce qui ne serait pas bon signe nous concernant ...


Eidoline: The Arrakeen Code (2008)



Tracklist:

1. Virus
2. Fantasies
3. Crawlers
4. Rain
5. Fremen
6. Frontline
7. Answers
8. Ghouls
9. God
10. Cathedral
11. Machines
12. Witches
13. Sands
14. Stars