Une ébauche de présentation ...

8 octobre 2008

J'étais un train de zieuter le contenu de mon blog quand je me suis aperçu que je ne m'étais même pas présenté! Mais de quelle façon vais-je pouvoir bien procéder sans paraître trop pathétique?

Car aligner des chroniques ou des points de vue sans grille de départ pourrait paraître relativement vague au visiteur égaré qui attéri sur ce blog qui ne l'est pas moins ...

Je suis Grodard Le Juste ... Et là je vois déjà votre tête étonné, voire relativement amusée ... En effet, ce pseudo à tendance ridicule peut vous paraître très étrange mais je ne vais pas y revenir là-dessus, et ce n'est pas le but premier de cet article ... Je suis quelqu'un d'un peu paumé extérieurement ayant un but intérieur relativement flou mais se pressant de l'acquérir ... Et le fait que cette chose n'existe pas n'est absolument pas une raison pour y mettre un frein ... Je voue un véritable culte envers les Shadoks qui influence ma façon de procéder et ma façon de penser dans cette funeste vie ... J'aime beaucoup manier les mots avec précision et subtilité même si ils ne veulent pas dire grand chose dans leur forme complète, j'aime beaucoup réfléchir sur des choses très variées, qu'elles soient utopistes, glauques ou relativement terres à terres ...



Il n'y a rien de plus stupide et de plus attachant qu'un Shadok ... Et le shadok, malgré son taux très faible d'intelligence -qui, rappelons-le, est quelque chose de totalement immatériel- a de nombreux projets et persisterai jusqu'à la mort pour aboutir à ses funestes plans ... En fait, je crois être la comparaison humaine du Shadok même ...

Mais cet article aura pour but de parler de mes goûts musicaux qui orneront une place puissamment divine dans ce blog ... Comme vous avez pu le remarquer à travers ces quelques chroniques auquel je pends un malin plaisir à pondre (même si à l'instar de ce que j'écris actuellement, certains mots et retournements de phrases ne se veulent pas spécialement compréhensibles).

Ma passion pour la musique ... avec un grand "M" en quelque sorte reste relativement récente ... Quand je dis musique avec un grand "M", c'est cet esprit d'ouverture totale que j'ai pu acquérir ... Et cette acquisition, comme je l'ai observée, est toute récente ... Et je vais tenter d'analyser tout mon parcours auditif dans l'immensité infinie de la culture "M"usicale ... En 3 étapes relativement distinctes qui seront mentionnées ci-dessous:

-Un petit Flashback s'impose- (Oui, j'affectionne tout particulièrement les petits Flashback)

Le premier groupe de Rock que j'ai pu entendre de mes oreilles naïves ... à été Toto ... Oui Toto ... Et ses sempiternelles Africa et Rosanna, seuls titres que nos radios françaises, toutes naïves qu'elles le sont aussi, passent en boucle au plus grand irritement de nous tous (Malgré le fait qu'elle sont excellentes, mais là n'est pas le sujet) ...



Ce fût le premier album de Toto, Sobrement intitulé "Toto" que mon père offrit à mon frère, car mon frère était batteur, et le batteur de Toto n'était autre que le le surpuissant Jeff Porcaro! (RIP). Je ne me pourrait pas me rappeler de cette première écoute ... Mais pendant 2 années, je fût bercé par le seul disque Rock que je pouvais avoir à portée de main ... J'avais 10 ans ... Mais ce ne fût pas une révolution ... Car, mine de rien, le son de Toto avait une touche commerciale et "mainstream" que je ne rechignais guère à cette époque où je ne connaissais rien.

-Fin du Flashback-

Cet épisode constituerais la première étape ... Cruciale au développement des deux autres (ce qui paraît fort logique mais littérallement, je trouve que ça a de la gueule XD)

Je fis mes premiers pas dans le Heavy-Metal grâce aux ultra-classiques Metallica et son Black Album qui ne l'est pas moins et par la suite, Iron Maiden. Cette découverte me fût acquise par mon frère (qui a viré Funk/Jazz/Hip-Hop depuis) et fût relativement croissante à l'aide d'un ami qui me fît découvrir les rudiments de base musicaux de ce genre si particulier que je découvrais avec ultime satisfaction ... La Satisfaction d'avoir pu percé un nouveau genre dont j'ignorais tout ...

La 2ème étape fût celle de l'approfondissement de la culture "Metal"

Et la dernière, la plus importante est celle qui m'a ouvert à de nombreuses voies qui m'ont bouleversé spirituellement et m'a ouvert à d'autres pensées et théories existentielles, je fais allusion à la musique progressiste et expérimentale d'une façon très générale ... C'est sur ce point que je vais pouvoir développer le mieux, et c'est également ce point qui constistuera le plus gros de cet article et qui sera le mieux détaillé.

Et il y a un lien crucial entre la 2ème et la 3ème étape dont on ne peut se passer et qui constitue le noyau même de mon intérêt pour ce style de musique ... Un lien entre Metal et expérimentation et un groupe qui m'a grandement bouleversé ... Je cite Dream Theater ... A la fois son emprunte prêtée à Metallica (donc qui constitue la 2ème étape) et ses expérimentations diverses et sa grande inspiration puisées aux géant du Rock Progressif des années '70s tels que Yes, Pink Floyd, King Crimson ou Rush (donc ce qui constituerais la 3ème étape) ...



Dream Theater, malgré toutes les critiques et controverses, fait parri de ce genre de groupes avec Marillion ou Anglagard qui ont relancés le mouvement du Rock-Progressif en y rajoutant une petite dose d'aggressivité et de puissance qui ne bouleverse en aucun cas le lyrisme du genre.

Dream Theater a fait office de portail musical entre ces 2 genres qui m'ont conduit aujourd'hui à être un grand admirateur de Rock Progressif pur et dur (Yes, King Crimson, Camel, Gentle Giant, ELP, Jethro Tull, Kansas, Rush, Van Der Graaf Generator) Krautrock (Amon Düül II, Can, Grobschnitt, Guru Guru, Harmonia, Klaus Schulze, Tangerine Dream première époque), de Death/ Technique Metal Progressif (Death, Atheist, Cynic, Voïvod, Watchtower, Spastic Ink), De Jazz-Rock (Frank Zappa, Soft Machine, Gong), de Rock Ambiant (Tangerine Dream, Sigur Ros, Vangelis) de musique électronique, de musique psychédélique (Hawkwind, Pink Floyd, Ozric Tentacles), de Rock Contemporain (Magma, Univers Zéro), de musiques minimalistes (Terry Riley, Steve Reich, La Monte Young), de Post-Rock, de Jazz-Fusion (Tribal Tech) Et pleins d'autre ... Je m'intéresse à tout ... Dès qu'un album comprend ne serait-ce qu'une infime idée de concept, cela m'intéresse ... Il m'est déjà arrivé d'acheter des CDs dont j'ignorais tout quand à leur contenu ...

Anticonstitutionnellement parlant, je serais toujours à la recherche de nouveaux sons ... Car, en regardant les genres que j'apprécie et la liste qui s'en suit ... Cela reste relativement maigre et une simple vie ne pourra jamais découvrir l'extrême richesse que dissimule ce genre d'art musical ...

Je pense avoir fait le tour de la question concernant le paysage musical et moi-même (Même si cet article comprend plus de choses sur mes goûts musicaux que sur moi même ^^) ... Même si je ne suis absolument pas satisfait de ce que j'ai écrit, je ne vois vraiment pas ce que je pourrais rajouter d'autre en évitant de surcharger cet article ce qui n'était pas mon but initial ... Je pense avoir réalisé cet article un peu trop précipitamment ... (Ce genre de réactions correspond à ce que je mentionnais dans le 3ème paragraphe)

Ce dont j'avais envie à l'ouverture de ce blog, c'était simplement d'écrire ce qui me passait par la tête ...Que tout ça ne soit qu'une suite d'enchaînements saisis sur le moment présent ... Or cet article ne s'inscrit malheureusement pas dans cette catégorie ... Et paradoxalement, c'est celui qui m'a pris le plus de temps ... Que faut-il en conclure? Que le temps de travail n'est pas nécessairement synonyme de qualité? J'en ai bien l'impression ... Même si ce jugement paraît un peu trop bâclé et dénué d'arguments ... Vouloir faire trop parfaitement peut fortement nuire à votre quotidien ...

(ps: la présence du "Anticonstitutionnellement" dans un de mes paragraphes est un vieux chantage de la part d'un vieil ami. Ne cherchez donc aucun sens par rapport au reste de la phrase, car il y'en a aucun ^^)

Idées - Part II

7 octobre 2008

Qu'est-ce être con? Qu'est-ce être intelligent?

Deux extrémités ... Mais qui ne voudrait certainement ne pas dire la même chose ... Qui pourtant ne s'instaurent pas dans une logique d'opposition naturelle comme on pourrait l'observer entre 2 extrémités matérielles ...

Depuis des années, je dois avouer que j'en n'ai toujours pas saisi le réel sens ... Mais, y'en a-t-il vraiment un? Comment peut-on juger les gens (c'est surtout sur ce cas de figure que je vais pouvoir exposer mon point de vue) sur des critères aussi vastes si peu exploités par la connaissance et la réflexion humaine?

L'intelligence et la connerie sont des termes que l'on a "vulgarisés" un peu trop tôt ... Ou plutôt que l'on a "matérialisés" alors que ce sont des termes on ne peut plus complexes qui, eux, s'inscrivent dans le même cas de figure que la présence divine, l'amour et toutes ces choses subtiles qui ne sont pas prouvables par des faits existants mais juste existantes par des suites de suppositions plus ou moins logiques ...

Car, dans notre monde ... Quelle que soit la civilisation ou les traditions, nous avons tous été cons ou intelligents (la deuxième a été plus rare ^^) ... Mais si l'on perçoit l'intelligence comme on la perçoit maintenant, je ne me définirais pas en étant un être intelligent ... Car si je regarde en arrière et ma vie passée par rapport au reste de la société, et si l'on regarde au niveau des efforts déployés, je ne m'inscrit pas dans cette catégorie ...

Cela pourrait paraître réducteur pour ma propre personne, mais je ne le vois pas comme ça ... C'est ce qui me paraît comme juste et comme une certaine forme d'acceptation de soi emprunte de réalisme ...

Bien sûr, chacun observe son point de vue là-dessus ... J'ai un jour entendu que l'intelligence serait la capacité à s'adapter ... Si tel est le cas, je n'en fais pas parti ... La non-intelligence pourrait également se décrire par la naïveté ... Ces gens que l'on pourrait catégorisé de "Neuneu" (Ah! Ce que tu peux être Neuneu!) ... Sur certains points de figure, je m'inscrit également dans cette catégorie ...

La naïveté et la confiance que l'on accorde envers les autres est intimement liée ... Après s'être fait berné plusieurs fois et extrêmement déçu par certains personnes, un climat de méfiance plutôt méprisable s'instaure dans notre monde et dans notre entourage, qui, humainement parlant, n'est pas la meilleure des choses ...

Mais le terme "humain" veut-il vraiment dire quelque chose également? Quand on parle "sur le plan humain" ... Ne serait-ce pas une erreur d'employer ce terme au sujet d'un être où nous avons exploités qu'une infime part de son réel fonctionnement intérieur? L'homme n'est pas resté l'animal qu'il était dans sa forme la plus primaire? "L'erreur est humaine" ... Mais ne serait-ce pas plutôt l'humain qui est une erreur?

Il est très facile en cherchant des arguments sociologiques de chaque côté, de pouvoir choisir son camp ... Un autre exemple que l'on lie assez maladroitement avec l'intelligence ... La Culture. Être cultivé ne signifie pas nécessairement posséder une intelligence de grande classe ... Ce qui fait que l'on associe les deux est que la personne cultivé possède un goût pour l'art, la musique etc ... S'intéresse au monde qui l'entoure ... Sans être spécialement une lumière au sens technique du terme ... Je connaissais une personne qui était assez cultivée ... Mais sur le plan social restait quand même relativement "bête" dans sa forme première ...

C'est un sujet extrêmement complexe auquel je pourrais m'adonner pendant beaucoup de temps ... Mais je n'ai pas la "rédaction", ou plutôt la bonne "plume" nécessaire pour construire quelque chose de réellement structuré, je suis juste satisfait d'avoir pu placer un point de vue qui me tenait à cœur ... Le fait de pouvoir développer ses idées intérieures permet de découvrir les richesses de chacun ... Et je trouve passionnant ...

D'ailleurs, si les hommes étaient un peu plus francs ... Si tout le monde pouvait étaler tout ce qui pensait de l'autre, sans aucune méfiance, nous viverions sûrement dans un monde emprunt de joie et de douceur ... Mais ... Outre cette idée utopiste relativement primaire ... Plus le temps passe, plus ma vision sur le monde s'amplifie et plus je me range à cette idée ô combien fataliste mais malheureusement terriblement réaliste ...

"I believe the common character of the universe is not harmony, but hostility, chaos and murder." -Werner Herzog

Je ne vous le traduis pas ...

Idées - Introduction ...

Un blog est fait pour que l'on puisse développer ses idées ... Alors je vais développer les miennes ... Même si je doute fortement que ce blog est fréquemment lu, j'en ai plutôt rien à foutre ... Le but premier dans ce genre d'exercices est de pouvoir être satisfait d'avoir pu pondre une portion infime du reflet son propre esprit et sa vision des choses ...

Le problème dans ce genre de projets, c'est d'arriver sur ce sempiternel questionnement universel à tendance existentielle: "Que pourrais-je bien faire comme article pour mon blog?" ... Une chronique? Non, soyons un peu plus diversifiés ... Une biographie sur un groupe? Non, en général on ne connaît pas assez en profondeur les œuvres du groupe et on a forte tendance à placer des informations qui peuvent êtres douteuses quand à son contenu (Ce qui n'est pas le cas de Mechanical Poet ceci dis ... Hihi ... Mais si bien sûr c'est crédible!) ...

Et si je plaçais des idées? C'est original, c'est frais, c'est cosmique, c'est nouveau (pour ma part en tout cas) ... Mais le problème se pose ... Car quand on se lance dans ce genre d'articles relativement délicats ... Notre cerveau bloque forcément sur ce genre de pensées ... "Mais Merde, de quoi vais-je parler?" ... D'autant plus frustrant que votre esprit en est submergé toute la journée passée et que vous n'êtes pas capable d'en aligner une le risque qu'elle paraisse beaucoup trop bâclée et non saisie sur le moment ... Trop synthétisée en quelque sorte ... Ce qui pourrait nuire à la qualité de cet article de ce blog, que de toute façon, personne ne visite ... Mais là n'est pas le sujet ...

Pour moi, un blog ne doit pas nécessairement être rempli à ras-bord en carburant systématiquement à 4-5 articles par jour ... Oui, c'est vrai, sur Skyblog, ça existe ... Mais Skyblog n'est pas une plate-forme de Blog ... C'est autre chose ... Quelque chose de très étrange qui provoque en moi un gros taux de curiosité ... c'est un reflet sociologique de ce que les jeunes sont actuellement absorbés ... Ne présentant aucune originalité, aucune personnalité et aucune argumentation ... Oui, c'est vrai ... Je suis ce qu'on pourrait catégorisé de jeune également ... Et c'est justement ça qui fait flipper ... C'est un sujet qui peut être intéressant à aborder ... Mais qui peut s'avérer fort inutile si on le manipule maladroitement qui peut virer au pathétique "le rebelle contre la société" qui m'exaspérerait fortement ...

Pour revenir à quelque chose de plus concret ... Cet article aura la douce particularité de pas en être un ... Même si nous n'avons pas spécialement avancés, c'est un concept à explorer ... Qui peut s'identifier à toutes sortes de choses ... Oh oui tiens ... Ca peut faire un très bon concept pour un projet musical futur ça ... XD

Et pourquoi se "forcer" en quelque sorte à pondre un truc pareil sans réel but? Parce que depuis que j'ai arrêté les cours d'un façon assez précoce, j'ai pas envie de devenir con ... XD

Threshold - Subsurface

5 octobre 2008

Artiste: Threshold
Album: Subsurface
Année de sortie: 2004
Durée: 62:54 (Bonus Track inclus)


Image


1. Mission Profile (8:15)
2. Ground Control (7:13)
3. Opium (6:48)
4. Stop Dead (4:21)
5. The Art Of Reason (10:20)
6. Pressure (5:17)
7. Flags & Footprints (4:54)
8. Static (5:07)
9. The Destruction Of Words (6:14)
10. What About Me [Bonus Track] (4:21)


Line-Up:

Andrew 'Mac' McDermott: Chant
Karl Groom: Guitare Rythmique & Guitare Solo
Nick Midson: Guitare Rythmique & Guitare Solo
Richard West: Claviers & Paroles
Steve Anderson: Basse
Johanne James: Batterie


Chronique:

Les albums comme Subsurface sont très étranges ... Car on ne sait absolument pas comment l'aborder ... Si on doit le détester ou l'aduler ... Est-ce une oeuvre majeure du groupe ou un autre album un peu trop mainstream typé Prog'? Car mon opinion sur cet album subit un perpétuel changement ...

-Un petit Flashback s'impose ...-

Septembre 2004, jeune fougueux et musicalement naïf que j'étais, j'assiste à mon tout premier concert Metal assisté d'un ami qui me fit découvrir ce monde merveilleux ... Et ce groupe en question, c'était Threshold. Mais Threshold était un groupe que je connaissais déjà avec la fabuleuse découverte du "Critical Energy" dont je vouais un culte sans précédent ... Le concert se passa dans une salle particulièrement exigüe du 20ème arrondissement, La Maroquinerie (très agréable ceci dis), Threshold s'exécute magnifiquement, malgré un set un peu court ...

Et sous l'émotion du dépucelage de concert Métal, je ne trouvais aucun défaut au groupe ce soir là, j'étais somme toute émerveillé de m'être rangé dans ce doux monde fabuleux plus ou moins écervelé de chevelus et barbus grognards ... Et c'est à ce fameux concert que j'acquiers mon tout premier Threshold ... Et c'est justement de cet album - et également en particulier le style du groupe - dont je vais faire mention ici

-Fin du Flashback nécessaire au bon déroulement de cette chronique-

Après une intro façon "Passage cosmique dans un vortex virtuel", Threshold pose son ambiance via les premiers sons qui sortent de ce disque ... Contrairement à son prédécesseur "Critical Mass" l'atmopshère opère ici en étant particulièrement froide mais garde ce côté suave à travers des compositions qui se veulent complexes sans l'être autant ... Threshold jouit d'une excellente popularité dans ce domaine ... Mais, avouons-le, Threshold possède de nombreux défauts musicaux dont je vais vous en faire part d'après le point de vue d'un progueux de base ayant fait une indigestion structurelle de Yes et de King Crimson ...

Le son Threshold (mis à part ses arrangements claviers qui lui donnent une petite touche synthétique féérique), surtout concernant le son des guitares, n'a absolument rien de révolutionnaire ... Son gras, gros accords, Riffs se répétant pour placer un duo le sempiternel solo claviers-guitare ... Vous l'aurez compris, au niveau de la structure, Threshold n'est pas un des plus novateurs dans ce domaine ... De plus, les solos (exécutés pour la plupart par Karl Groom) sonnent extrêmement "faciles" et beaucoup trop prévisibles, malgré une propreté irréprochable dans l'exécution, ce n'est pas dans ce domaine là que l'auditeur pourra trouver quelque jouissance auditive ... Et éprouvera même un certain énervement à travers ces plans préconçus ...

Les solos de claviers, certes mieux développés et plus recherchés ne cassent pas cette spirale de facilité opté par le groupe ... De plus, Threshold manie assez maladroitement ses influences directes ... Certains breaks se veulent "Dream Theateriens" sans pour autant égaler les expérimentations de ces derniers, surtout que ce genre de breaks inutiles s'installent dans une pensée "il faut qu'on mette un passage un peu plus technique, parce qu'on fait du Métal-Prog!" (le titre "Exposed" de l'album Extinct Instinct est on ne peut plus explicite) que je n'apprécie pas spécialement ... Certains choix un peu trop naïfs à mon goût ... Sur ce, sur des titres particulièrement linéaires, tout ceci reste assez douteux

Mais malgré ses indénombrables défauts (qui pour moi, sont la preuve logique qu'ils restent calfeutrés au second plan dans leur catégorie), Threshold possède des qualités exemplaires que peu de groupes possèdent ...

Ce que l'on trouve se passe au niveau des AMBIANCES! Threshold s'est forgé un style lyrique particulier (ceci dis de moins en moins présents sur les derniers albums) ... Une sorte de lien avec la nature, les expérimentations virtuelles et spatiales qui ornent cette sphère créatrice ... Le principal atout de ce groupe vient des textes ô combien recherchés à caractères écologiques intelligents et emprunt de lyrisme et de beauté ... Transcrits à merveille par la voix un tantinet rauque de 'Mac'.

De plus cet aspect lyrique et écolo', Threshold soigne extrêmement bien son aspect esthétique extérieur à sa musique comme le montre ses pochettes d'albums complexes où l'on prend un malin plaisir à les contempler et à tenter de les comprendre ... Et c'est surtout cet aspect imagé, féérique et l'efficacité de leur musique malgré une approche qui se veut complexe que Threshold est admiré par la critique, comme le montre le nombre d'albums qui ont été connotés "albums du mois" par plusieurs magasines connus dans le domaine où nos anglais officient ...

Après cette brève analyse sur le style controversé du groupe, attardons-nous un peu plus au contenu de cet album.

A l'instar du style musical de Threshold, cet album comporte des hauts et des bas (comme chaque album du groupe ceci dis), que je traduirai par 3 catégories:

- Les titres que l'on pourrait connoté de "pêchu" (Mission Profile, Ground Control, Stop Dead, Static, Pressure)
- Les titres à tendance "symphonique" (Opium, The Art Of Reason, The Destruction Of Words)
- et les titres plus "mielleux" tendance ballades chiantes (Flags & Footprints)

Vous l'aurez compris, pas d'expérimentations complexes et de délires instrumentaux ici, juste un renouvellement intelligent du son du groupe en ciblant une atmosphère bien spécifique (et dans ce cas, c'est plutôt réussi!)

Pour des raisons évidentes et tenter d'éviter le remplissage inutile, je ne vais pas détaillé titre par titre, juste donner un point de vue d'ensemble à l'ensemble qui constitue cette galette ... Car même si la même ambiance est voulue sur chaque titre, ils ont quelques fois un peu de mal à affirmer leur propre identité, et c'est sur ce point où je vais être le plus intransigeant ...

Mission Profile ouvre à merveille l'album ... Intro science-fiction futuriste suivi d'une rythmique à mouvance symphonique qui scotche l'auditeur en moins de deux ... Et c'est également sur ce genre de titre que l'on voit comme il est important d'ouvrir un album avec un titre de qualité, car un des autres défauts de cet album est qu'il paraît un peu trop bâclé sur la fin, de sorte que seuls les 5 premiers titres sont ceux qui se démarquent le plus par leur efficacité et leur originalité ...

Ground Control est un de ses exemples ... Catchy sans tomber dans l'excès de la facilité, il s'inscrit dans la spirale optimiste de Mission Profile en moins "rentre-dedans" ceci dis ... Comporte une descente assez jouissive ...

"Opium" est un titre très intéressant où l'accent symphonique est plus mis en valeur au dépend du côté structurel ... C'est un titre comme Threshold en a fait des tas, et qui n'a aucun mal à se fondre dans la masse ...

"Stop Dead" correspond à lui seul le manque cruel d'inspiration du groupe ... malgré une introduction rythmique très intéressante, la suite est dénué d'intérêt ... Aurait très bien pu figurer en Bonus Track ceci dis ...

"The Art Of Reason" est le coeur central de l'album, bien au niveau de sa durée que de sa puissance musicale qui s'en dégage ... Dans la pure lignée des pièces progressistes du groupe, les claviers portent ce message avec énormément d'ampleur et de prestance, les transmutations vocales sont du plus bel effet ... Quand j'entends ce titre, j'ai l'impression de me trouver face à face avec un temple fantastique d'une cristallisation inquiétante venue d'une dimension impossible devant l'immensité de cet édifice ... Vous m'aurez compris, The Art Of Reason est un titre très solide et intelligent pondu par le combo britannique, l'un des plus agréables moments de ce disque et de leur discographie ... Lorgnant sur les contrastes "grosse sonorités démentielles alliés aux ambiances plus sereines proche du son de groupes de néo-prog des années '80s ... Même si la démarche n'est aucunement révolutionnaire, Threshold y met de son emprunte atmosphérique ce qui donne de quelque chose de particulièrement féérique ...

Le reste de l'album reste pour moi anecdotique, il n'est pas rare que j'éteigne ma chaîne après ce titre lassé de ces rythmiques plates (Pressure), des sortes de ballades kitsch et ses solos contrefaits (Flags & Footprints) ... Ceci dis, "Static" possède un rythme "dansant" malgré ses riffs tranchants que l'on ne retrouve dans aucun titre sur cet album ...

Conclusion: Un album d'une pureté incroyable qui possède d'indénombrables défauts néfastes à une renommé qui, à l'instar de "The Art Of Reason" aurait pu être grande ...

Note: 14/20